Ataria Zéro

Ataria Zéro

L’identité visuelle de l’auteur s’exprime à travers un graphisme cartoonesque au trait dynamique et un usage décomplexé de couleurs vives, piochées aux quatre coins de la palette. Cette esthétique n’est pas seulement décorative puisqu’elle devient un véritable outil narratif. Alex A. y poursuit son exploration de la symbolique chromatique, déjà entamée dans L’Univers est un ninja, où la couleur porte un sens profond, comme l’illustrent le cerveau bleu ou les cheveux changeants d’Ève.

Le match du siècle

Le match du siècle

1915 : les prémices de l’album nous plongent au cœur d’une époque où les hommes sont mobilisés sur le front, laissant les femmes devenir la force de travail indispensable à l’arrière. Dans les usines, à une cadence soutenue, Katie, Linda, Emily et les autres s’activent pour produire les munitions destinées aux troupes au combat. C’est lors des pauses que naît une pratique inattendue : elles se mettent à jouer au football. Ce divertissement, né du besoin profond de se changer les idées dans un quotidien lourd,
 dépasse rapidement le cadre de l’usine.

Off

Off

Pour explorer cette société belge en crise, l’histoire ne suit pas une ligne droite mais adopte la forme d’un récit choral. Les trajectoires des différents protagonistes s’entrecroisent de manière fluide et réaliste, chaque chapitre adoptant le point de vue d’un personnage spécifique, une construction efficace pour installer une tension psychologique constante.

Le livre qui ne tenait qu’à un fil

Le livre qui ne tenait qu’à un fil

L’immersion se manifeste par une gémellité entre l’objet physique manipulé par le lecteur et celui d’Alice. Grâce à ses pages de garde marbrées, typiques des ouvrages précieux et anciens, l’aspect du livre révèle tout de suite son caractère spécial, comme ceux qui se trouvent sur la tablette de la bibliothèque d’Alice. Les livres de la collection bibliothèque enchantée invitent ainsi à se glisser à l’intérieur de l’histoire, aux côtés de la fillette.