Valse anxieuse

Valse anxieuse

Ce nouvel album confirme le talent de Catherine Gauthier pour l’exploration intimiste et sans concession de la condition humaine contemporaine. À travers des thèmes universels, elle pose depuis plusieurs années des mots sur des réalités vécues dans l’isolement. Elle explore d’abord la solitude choisie ou subie dans Petit carnet de solitude (Station T, 2021), puis le non-désir d’enfant dans Je pense que j’en aurai pas (XYZ, 2023). Avec ce nouvel opus, elle transforme une fois de plus des ressentis intimes en sujets de réflexion collective, en disséquant cette fois les mécanismes de l’anxiété.

Migrasyon

Migrasyon

Jimmy Suzan entraîne le lecteur dans le passé de ses parents, arrivés d’Haïti au Québec dans les années 1970, pour donner corps à leur déracinement et à l’ancrage progressif dans une nouvelle terre, à travers un récit d’une grande actualité sous bien des abords.

La pertinence de la vie idéale

La pertinence de la vie idéale

Cet album touche à l’intime avec une justesse évidente. L’auteur, dont le vrai nom est Martin Alary, expose son identité en distillant au fil des pages les éléments qui composent son quotidien et ses souvenirs : références cinématographiques où Robert De Niro devient une figure paternelle, allusions musicales ou œuvres d’art, jusqu’aux bandes dessinées nichées dans sa bibliothèque qui agissent comme un miroir de ses propres goûts.

La glace part en morceaux

La glace part en morceaux

La mise en page, faite de superpositions sans cadres traditionnels et d’une alternance entre pages simples et doubles, participe à cette atmosphère instable. Un tel agencement, qui refuse toute linéarité rigide, fait écho au cheminement de la protagoniste. Le titre, La glace part en morceaux, semble alors désigner ce moment où la tension se relâche, où l’on cesse de lutter pour se laisser porter par le courant du lâcher-prise.