Interview de Florence Dupré la Tour

Florence Dupré la Tour, autrice et dessinatrice de bandes dessinées, connaît une actualité intense avec deux albums parus en ce début d’année 2026 autour des thèmes de la pauvreté et du déclassement. Elle nous raconte son parcours d’autrice engagée.

© Rita Scaglia - Photo de Florence Dupré la Tour

© Rita Scaglia – Photo de Florence Dupré la Tour

Les AmBD : Pouvez-vous nous raconter comment vous êtes devenue autrice et dessinatrice de bandes dessinées ?

Florence Dupré la Tour : Je savais que j’allais faire quelque chose, mais je ne savais pas quoi. J’ai développé vers 15-16 ans un langage silencieux celui du dessin. Je ne parlais pas du tout. J’étais très introvertie et je me suis mise à dessiner pour exprimer des angoisses, des choses qui me traversaient, de manière intuitive. J’ai hésité entre des études de philo et un cursus de théâtre et, finalement, c’est le dessin qui l’a emporté car c’est ce qui me plaisait le plus. Ce qui me permet de faire aussi de la philo et de la mise en scène, donc c’est génial. Je ne savais pas particulièrement que j’allais tomber dans la bande dessinée avec entrain et enthousiasme au point de ne plus pouvoir la lâcher. J’ai fait un cursus d’édition qui était assez large, c’est-à-dire que je pouvais très bien faire de l’illustration, du dessin de presse ou de la bande dessinée. Ensuite, j’ai commencé ma carrière en travaillant plutôt dans l’animation, notamment le cinéma d’animation et c’est par hasard que j’ai fait la bande dessinée. J’ai eu une opportunité et je me suis dit « allons-y ». Voilà, c’était de la curiosité au départ. Même si j’ai lu beaucoup de bandes dessinées étant jeune, je ne me sentais pas particulièrement attirée par ce média, mais plutôt par le monde de l’art.

Les AmBD : Quelles sont vos premières lectures, vos sources d’inspiration, les artistes qui vous ont marqué pendant votre enfance et votre adolescence ?

Florence Dupré la Tour : Mon premier rapport à la bande dessinée, ça a été Mafalda. J’habitais alors en Argentine et on avait dans les toilettes des petits recueils de strips de Mafalda en espagnol. J’avais 6-7 ans, je ne comprenais pas tout évidemment, parce qu’il y a un propos politique qui est quand même assez présent. Mais j’aimais beaucoup ce personnage qui était révolté. Je me sentais très proche de cette révolte, déjà petite. Le dessin de Quino m’a beaucoup beaucoup inspiré. J’ai aussi vraiment aimé tout l’univers de Moumine le troll qui influence grandement mon dessin. Après, je lisais ce qu’il y avait à la maison : Tintin, les Pieds Nickelés, Blueberry qui était en œuvre complète chez mes parents. J’ai lu également – c’est de l’illustration aussi – la famille Fenouillard qui m’a énormément marquée dans son rapport à l’humour. Ce sont des aventures hilarantes d’une famille de petits bourgeois de province qui partent en vacances.

Les AmBD : Vous êtes restée jusqu’à quel âge à Buenos Aires ?

Florence Dupré la Tour : Jusqu’à mes sept ans. En France, je suis restée cinq ans dans une grande maison avec un immense jardin aux alentours de Troyes dans l’Aube. Nous n’avions pas vraiment accès à la télé à cette période là. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main, j’étais bien sûr contrainte aux lectures familiales qu’il y avait à la maison, mais je m’échappais, je faisais le mur, je m’enfuyais d’une petite école de musique pour aller à la bibliothèque lire des bandes dessinées. Plus tard, à l’adolescence, j’ai lu tout ce qui était heroïc fantasy avec Lanfeust et les Chroniques de la Lune Noire. Je commençais à m’intéresser à l’univers de Tolkien, à l’univers des jeux de rôle et cela m’a beaucoup marquée, évidemment. Aujourd’hui, ce ne sont plus du tout des lectures qui sont restées, mais je ne les renie absolument pas et j’ai beaucoup aimé lire ce genre de choses à l’époque.

Les AmBD : Est ce que, dans votre parcours professionnel, il y a eu des rencontres qui vous ont particulièrement marquées ou aidées pour évoluer dans le milieu de la bande dessinée ?

Florence Dupré la Tour : Il y a eu une rencontre. On est en 2002-2003, je ne sais plus. J’ai terminé mes études, je fais des petits boulots pour payer mon loyer et je rencontre Joann Sfar qui me propose de bosser sur une adaptation d’une de ses BD en dessin animé. Plus tard, il me demande de lui proposer des projets de bandes dessinées pour la collection Bayou dont il est directeur chez Gallimard. Alors je ne dis pas que ça a été facile. J’ai présenté trois projets, dont deux ont été refusés mais c’est quelqu’un qui a compté dans le début de ma carrière.

Je dirais que les projets sont souvent refusés pour des bonnes raisons, par exemple s’ils ne sont pas au point ou s’ils ne parlent pas. Actuellement, ce n’est pas très compliqué de publier un album puisqu’il y a vraiment beaucoup d’acteurs dans la bande dessinée. Les maisons de littérature traditionnelles se sont ouvertes à la bande dessinée. Il y a quand même beaucoup de maisons d’édition qui publient. Non, la difficulté, c’est de s’inscrire dans la durée.

Les AMBD : Avez-vous eu des difficultés quand vous avez commencé à vous démarquer dans l’univers de la bande dessinée ?

Florence Dupré la Tour : Je ne me rendais pas compte. Je ne savais pas comment j’étais perçue. Je faisais les bandes dessinées dans mon coin mais elles ne se vendaient pas suffisamment pour en vivre. Donc j’ai pris un métier d’appoint dans l’enseignement, ce qui m’a permis de jongler entre la bande dessinée mal payée et un métier qui m’offrait un peu d’assise financière.

Les AmBD : Comment est né l’album Jeune et fauchée ?

Florence Dupré la Tour : Dans mes albums autobiographiques, je tourne beaucoup autour de la notion de tabous, de silences, de ce que l’on ne dit pas, de ce que l’on n’ose pas dire. Il y a des tabous de société – l’argent par exemple -, des tabous familiaux – des familles dans lesquelles il existe une chape de plomb sur la question de l’argent alors que dans d’autres familles non – et il y a des tabous subjectifs, personnels. Moi, je n’ai jamais osé parler d’argent avec mes parents, ni avec mes frères et sœurs, ni avec mes amis, c’est vraiment un tabou personnel très très intense. Ce qui est de l’ordre du silence va provoquer chez moi beaucoup d’imaginaire et beaucoup d’envie de raconter. C’est le point de départ de mon travail autobiographique et mon rapport à l’argent en fait partie.

Florence Dupré la Tour - Jeune et fauchée - Dargaud 2026

© Jeune et fauchée – Florence Dupré la Tour – Dargaud 2026

Les AmBD : Le titre de l’album est puissant. C’est une formule que vous aviez déjà en tête avant de le commencer ?

Florence Dupré la Tour : Ce titre est arrivé très tard. J’avais proposé « Désargentée », mais c’était assez froid. On a tourné autour avec mon éditrice et finalement, nous sommes tombées d’accord sur Jeune et fauchée que l’on trouvait plus incarné. Je raconte une période de ma vie où j’étais plutôt jeune mais qui a  a quand même duré 15 ans. Je ne suis pas du tout à l’abri du revers de fortune.  Beaucoup d’auteurs galèrent en milieu – fin de carrière. Il n’y a pas de trajectoire idéale ou de mode d’emploi.

Les AmBD : Dans cet album, vous décrivez comment vous êtes passée d’une situation privilégiée financièrement à une situation plus précaire. La précarité est-elle suffisamment racontée dans la BD aujourd’hui ?

Florence Dupré la Tour : Je ne sais pas. Je sais que Fabrice Neaud en a très bien parlé dans son Journal. C’est un sujet qui revient très souvent mais il y a quelque chose de l’ordre de la honte quand on est déclassé. Cette honte, elle bâillonne, elle empêche de dire et de creuser vraiment le sujet. Mis à part Fabrice Neaud, mais je me trompe peut-être, je ne crois pas que la précarité soit beaucoup racontée en bande dessinée.

Dans la littérature et en BD, on voit plus de récits de transfuges de classe que de récits de déclassement. Pourtant, dans la société, il y a beaucoup plus de personnes qui sont déclassées que de personnes qui sont transfuges de classe. Quand on est déclassé, c’est difficile d’en faire un récit et il y a beaucoup d’artistes qui n’ont pas d’autre choix que de se réorienter pour pouvoir payer leur loyer.

Les AmBD : Auriez-vous pu écrire Jeune et fauchée pendant votre période de précarité ?

Florence Dupré la Tour : Non, j’étais en mode survie et je n’arrivais pas à analyser vraiment ce qui m’arrivait. Je faisais tellement d’efforts pour ne pas paraître pauvre que j’étais incapable d’admettre que cette pauvreté était la raison de mes souffrances et de mes angoisses. Pour écrire de l’autobiographie, j’ai toujours eu besoin de 10 ans de recul. J’ai une démarche analytique mais d’autres artistes vont travailler sur le moment même, sur l’émotion qu’ils ressentent et cela fait des œuvres formidables.

Les AmBD : Avez-vous hésité à exposer certains aspects de votre vie ?

Florence Dupré la Tour : Bien sûr, j’ai fait le tri. Je n’ai pas pu tout dire parce que j’étais contrainte par un nombre de pages et qu’il y a des choses qu’on choisit de ne pas dire. Mais j’avoue que je ne fais pas l’impasse sur un traitement négatif de ma personne, je n’ai pas de mal à me représenter ainsi, je le fais à plusieurs reprises dans l’album, je n’hésite pas à aller chercher du côté des fantasmes et de ce qui est tabou. Aller dans l’infiniment intime, l’infiniment petit, c’est la grande force de l’autobiographie. Plus on est précis dans ces choses minuscules que l’on a pu ressentir, plus on est universel.

Les AmBD : Être une femme, mère, jeune et fauchée, rend-t-il plus invisible et vulnérable dans notre société ou, au contraire, cela a-t-il été un moteur pour vous en sortir ?

Florence Dupré la Tour : Ça a été clairement des freins. Mère seule avec deux enfants, c’est un frein. Il suffit de regarder les chiffres de la pauvreté où les femmes seules avec enfants sont sur-représentées. Cette situation vous fait rentrer dans la case « public empêché » dont j’ai fait partie pendant des années. Après, c’est toujours ambivalent parce que j’avais une rage intérieure qui me dévorait complètement, un désir extrêmement puissant de produire quelque chose, je ne savais pas quoi, mais un engagement dans l’art qui me submergeait, je ne pouvais pas laisser tomber le pinceau ou le crayon.

Florence Dupré la Tour - Jeune et fauchée - Dargaud 2026

© Jeune et fauchée – Florence Dupré la Tour – Dargaud 2026

Les AmBD : Vous mettez en avant la précarité des auteurs de BD et notamment des autrices. Par quels aspects se manifeste- t-elle ? Qu’est-ce qui rend la situation encore plus difficile pour les femmes ?

Florence Dupré la Tour : Il y a le fait qu’elles s’occupent principalement des enfants, qu’on soit en couple ou séparés. Ça reste un frein majeur pour les autrices de BD ou pour toute femme, toute classe et toute profession confondues. Je dirais aussi que les femmes artistes ne sont pas suffisamment accompagnées dans l’exposition médiatique par rapport à leurs confrères masculins… Je ne parle pas pour moi car en ce moment je suis extrêmement privilégiée sur ce point… On le voit aussi dans la représentation des œuvres dans les musées, il y a un très petit pourcentage de femmes alors qu’elles sont totalement majoritaires en école d’art. Il y a encore énormément de progrès à faire de ce côté-là. Les à-valoir sont moins importants pour les autrices de bande dessinée et il y a aussi une difficulté à négocier pour les femmes à qui on a appris depuis l’enfance qu’il faut toujours rester sage, polie et discrète. Elles ont donc plus de mal à défendre leurs droits. Il y a aussi toute la question des droits dérivés où, en cas d’adaptation cinématographique, on va plutôt faire confiance à un homme auteur pour écrire le scénario de l’adaptation alors que ce sera plus compliquée pour une autrice. Il y a des discriminations qui perdurent mais comme le métier se féminise beaucoup, les femmes prennent plus confiance en elles. Ça change lentement mais ça change.

Les AmBD : Pour vous, quels changements devraient intervenir dans le milieu de la bande dessinée ?

Florence Dupré la Tour : Ouh là… (rire). Je parlerai d’abord des questions sociales. On ne peut pas créer quand on est pauvre, on crée mal, on fait des mauvais choix ou on change de métier. On crée lorsque l’on est dans des circonstances qui le permettent et ces circonstances sont financières et matérielles. Je pense que ce qu’il faut à la bande dessinée et à l’art en général, c’est une protection sociale. Je vais parler de la continuité des revenus qui est une proposition qui ne dépendrait pas de l’assurance chômage. Ce serait une protection entre deux contrats pour les artistes auteurs.

Les AmBD : Pour tous les lecteurs qui se reconnaîtront dans cet album, qu’aimeriez-vous leur dire ?

Florence Dupré la Tour : J’aimerais, avec cet album, qu’on cesse de stigmatiser les personnes pauvres et les personnes précaires. J’en ai marre ! Ça fait 20 ans que, politiquement et médiatiquement, on critique les personnes pauvres en les traitant d’assistés, de profiteurs, de suceurs d’allocations. C’est faux, ce sont des discours mensongers. L’expérience que j’ai de la pauvreté ainsi que celle de mes connaissances qui ont vécu la même situation, c’est que l’immense majorité des personnes précaires sont des travailleurs. À un moment donné de leur vie, ils ont eu besoin des aides sociales mais rares sont les personnes qui restent dans cette situation longtemps, mises à part les personnes qui ont des problèmes de santé mentale ou des handicaps.  

Les AmBD : L’humour, la légèreté, le cynisme, ça vous aide à pouvoir tout dire ?

Florence Dupré la Tour : Ah oui ! Moi j’utilise un ton tragi-comique car j’ai besoin de transformer mes mésaventures en quelque chose d’autre, et de pouvoir rire avec autrui de ce qui m’a fait pleurer. Pour moi, l’auto-dérision, c’est une arme formidable qui permet de partager, avec d’autres, nos mésaventures.

Les AmBD : Comment choisissez-vous votre technique graphique ? Vous dessinez en même temps que vous écrivez ou suivez-vous un ordre bien précis ?

Florence Dupré la Tour : Pour ces albums autobiographiques, je travaille à l’aquarelle et à l’encre de Chine. Ce sont des techniques traditionnelles que j’aime beaucoup car elles ne pardonnent pas, quand on se trompe, on doit recommencer. Ça demande une grande concentration – comme je n’ai absolument pas envie de recommencer, j’essaie de me concentrer au maximum  – et c’est également une technique qui est pleine de surprises. On ne peut jamais vraiment la maîtriser et elle est faite d’accidents heureux ou malheureux. Pour moi, c’est une façon de me positionner par rapport aux images faites par des robots ou des IA. Aller vers l’aléatoire, ça me rassure, ça calme mes angoisses face à l’IA notamment. Le travail du scénario et du dessin se fait conjointement. Le texte doit pouvoir se placer au bon endroit par rapport au dessin et ne pas prendre trop de place. C’est une sorte de danse entre les deux qui se crée en même temps.

Les AmBD : Vous avez eu un début d’année 2026 intense avec la sortie quasi simultanée de deux albums : Jeune et fauchée et une fiction, Les Moribonds, autour des thèmes de la pauvreté et de la lutte des classes. Comment avez-vous géré ces deux albums en même temps ?

Florence Dupré la Tour : En fait, j’ai terminé Jeune et fauchée il y a un an et demi. Mon éditrice m’a demandé s’il était possible de décaler sa sortie pour des contraintes de calendrier. Cela ne me posait aucun problème. Entre temps, j’ai fait Les Moribonds qui est une comédie de genre sur le déclassement. Comme on a ce thème commun, je n’ai pas eu de soucis à passer de l’un à l’autre dans les médias.

Les AmBD : Vous avez une préférence entre l’autobiographie et la fiction ?

Florence Dupré la Tour : Non, j’adore les deux. L’autobiographie est contrainte par les souvenirs alors que la fiction n’a pas de limites, mises à part des limites personnelles. L’imaginaire peut nous amener très loin. Il y a une sorte de jubilation de la fiction par rapport à l’autobiographie.

Les AmBD : Est-ce que vous aimeriez travailler en binôme pour un de vos prochains albums ? Et si oui avec qui ?

Florence Dupré la Tour : Pour l’instant, absolument pas. Il y a quand même une personne avec qui j’aimerais bien travailler, c’est ma sœur jumelle. On a déjà co-scénarisé une série pour la jeunesse chez Gallimard qui s’appelle Borgnol. C’est quelqu’un à qui je fais 100% confiance sur la qualité d’écriture et des rapports humains. 

Les AmBD : Vous avez été enseignante à l’école Emile Cohl. Que retenez-vous de cette expérience ?

Florence Dupré la Tour : J’en retiens un rapport aux étudiants et à la jeunesse qui me permet de ne pas devenir une vieille dame aigrie qui pense que c’était mieux avant. Le fait de pouvoir parler des angoisses, des questionnements et de ce qui anime la jeunesse est très important.

Les AmBD : Après avoir exploré votre enfance dans vos albums précédents, vous racontez votre vie de jeune adulte. Glénat a annoncé votre prochain album qui s’intitulera Calvitie. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Florence Dupré la Tour : Calvitie est une tragi-comédie contemporaine qui se base sur des observations que j’ai pu faire dans mon entourage. J’ai été témoin du fait que perdre ses cheveux, notamment jeune, pouvait être source de très grandes souffrances. On a l’habitude de se moquer des chauves et je trouve que c’est, au contraire, une chose très sérieuse que de perdre ses cheveux. J’ai voulu, à travers cette comédie, accompagner un personnage et essayer d’être au plus près de ce que pouvait vivre. La sortie est prévue pour septembre.

Les AmBD : Étiez-vous au grand Off d’Angoulême ? Que vous inspire la situation actuelle de ce festival ? Comment voyez-vous son avenir ?

Florence Dupré la Tour : Je n’étais pas à Angoulême. J’étais aux fêtes interconnectées de la BD menées par le collectif Girlxcott, notamment à Lyon. Nous étions plusieurs autrices, avec Jul Maroh et Aurélie Neyret, les gens formidables de l’Épicerie Séquentielle et l’atelier Mauvaise Pente. On s’est retrouvées au collège graphique pour des tables rondes qui ont fait salle comble, avec des dédicaces et des soirées. Ce furent des moments enthousiasmants. Je ne sais pas si ces fêtes seront pérennes. Peut être que le collectif Girlxcott qui a mis en place une association pourra se positionner notamment sur des questions qui touchent au métier de la bande dessinée et peut être aux questions sociales. Pour l’instant, on se repose car ça a été très intense. Il y aura d’autres actions avec ce collectif qui rassemble pour l’instant des autrices et des minorités de genre. Concernant Angoulême, je ne sais pas du tout comment cela va tourner.

LesAmBD : Merci infiniment Florence Dupré la Tour.

Propos recueillis par : Claire

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