« Cheyenne » et Patrick Prugne, la mémoire vive des Grandes Plaines

« Cheyenne » et Patrick Prugne, la mémoire vive des Grandes Plaines

Ce paysage des Grandes Plaines est lui-même au cœur des tensions. L’imaginaire des colons y voit une immensité vierge où s’approprier directement des parcelles prêtes à être cultivées, loin du travail laborieux d’abattage et d’essouchement propre aux zones forestières comme en Nouvelle-France. Le récit confronte ce mythe à la réalité de l’occupation séculaire du territoire par les autochtones et à la violence de la dépossession.

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Pour explorer cette société belge en crise, l’histoire ne suit pas une ligne droite mais adopte la forme d’un récit choral. Les trajectoires des différents protagonistes s’entrecroisent de manière fluide et réaliste, chaque chapitre adoptant le point de vue d’un personnage spécifique, une construction efficace pour installer une tension psychologique constante.