Les flos 2 : Pizzaghetti
Une faille spatio-temporelle causée par un mélange de pizza et de spaghettis ? Bienvenue dans l’univers délicieusement irrévérencieux de Pizzaghetti,…
Une faille spatio-temporelle causée par un mélange de pizza et de spaghettis ? Bienvenue dans l’univers délicieusement irrévérencieux de Pizzaghetti,…
Nous aimons penser nos existences comme des trajectoires autonomes, mais elles avancent constamment sur un fil tendu par les actions…
Ce nouvel album confirme le talent de Catherine Gauthier pour l’exploration intimiste et sans concession de la condition humaine contemporaine. À travers des thèmes universels, elle pose depuis plusieurs années des mots sur des réalités vécues dans l’isolement. Elle explore d’abord la solitude choisie ou subie dans Petit carnet de solitude (Station T, 2021), puis le non-désir d’enfant dans Je pense que j’en aurai pas (XYZ, 2023). Avec ce nouvel opus, elle transforme une fois de plus des ressentis intimes en sujets de réflexion collective, en disséquant cette fois les mécanismes de l’anxiété.
L’identité visuelle de l’auteur s’exprime à travers un graphisme cartoonesque au trait dynamique et un usage décomplexé de couleurs vives, piochées aux quatre coins de la palette. Cette esthétique n’est pas seulement décorative puisqu’elle devient un véritable outil narratif. Alex A. y poursuit son exploration de la symbolique chromatique, déjà entamée dans L’Univers est un ninja, où la couleur porte un sens profond, comme l’illustrent le cerveau bleu ou les cheveux changeants d’Ève.
L’immersion se manifeste par une gémellité entre l’objet physique manipulé par le lecteur et celui d’Alice. Grâce à ses pages de garde marbrées, typiques des ouvrages précieux et anciens, l’aspect du livre révèle tout de suite son caractère spécial, comme ceux qui se trouvent sur la tablette de la bibliothèque d’Alice. Les livres de la collection bibliothèque enchantée invitent ainsi à se glisser à l’intérieur de l’histoire, aux côtés de la fillette.
La bande dessinée québécoise se déploie aujourd’hui à travers une matière narrative et visuelle qui multiplie les voies d’exploration du neuvième art. Cette vitalité trouve notamment écho au sein de la francophonie, comme l’a illustré la place accordée au Québec lors du récent festival suisse BDFIL à Lausanne, qui s’est tenu du 27 avril au 10 mai 2026. Ce rayonnement international se déploiera également hors de l’espace francophone en septembre 2026, avec l’invitation d’honneur de la province à la Foire du livre de Göteborg en Suède, le plus grand événement littéraire des pays nordiques et l’un des rendez-vous majeurs en Europe.
En somme, ce deuxième tome est une lecture qui plaira à ceux, dès huit ans, qui cherchent une aventure fantastique axée sur la tolérance et la force de caractère. C’est une œuvre qui, par son unicité et ses animaux aux physiques si inventifs, parvient à proposer une quête sortant des sentiers battus.
Dans ce quatrième opus, la mythologie nordique déploie toute sa richesse, ancrant les thématiques du dépassement de soi et de la force des liens d’amitié au cœur du récit. L’identification aux personnages se fait naturellement, invitant le lecteur à s’attacher davantage aux trajectoires individuelles. Cette plongée dans l’univers d’Eljun propose une lecture captivante, préparant le terrain pour les enjeux complexes qui attendent les protagonistes.
Jimmy Suzan entraîne le lecteur dans le passé de ses parents, arrivés d’Haïti au Québec dans les années 1970, pour donner corps à leur déracinement et à l’ancrage progressif dans une nouvelle terre, à travers un récit d’une grande actualité sous bien des abords.
Cet album touche à l’intime avec une justesse évidente. L’auteur, dont le vrai nom est Martin Alary, expose son identité en distillant au fil des pages les éléments qui composent son quotidien et ses souvenirs : références cinématographiques où Robert De Niro devient une figure paternelle, allusions musicales ou œuvres d’art, jusqu’aux bandes dessinées nichées dans sa bibliothèque qui agissent comme un miroir de ses propres goûts.