Bande dessinée québécoise : l’exportation décryptée alors que Front Froid, Nouvelle Adresse et Les 400 coups rejoignent BLDD

Bande dessinée québécoise : l’exportation décryptée alors que Front Froid, Nouvelle Adresse et Les 400 coups rejoignent BLDD

La bande dessinée québécoise se déploie aujourd’hui à travers une matière narrative et visuelle qui multiplie les voies d’exploration du neuvième art. Cette vitalité trouve notamment écho au sein de la francophonie, comme l’a illustré la place accordée au Québec lors du récent festival suisse BDFIL à Lausanne, qui s’est tenu du 27 avril au 10 mai 2026. Ce rayonnement international se déploiera également hors de l’espace francophone en septembre 2026, avec l’invitation d’honneur de la province à la Foire du livre de Göteborg en Suède, le plus grand événement littéraire des pays nordiques et l’un des rendez-vous majeurs en Europe.

Je vais bien (Je pense)

Je vais bien (Je pense)

L’album ne se contente pas de survoler les petits travers du jour, mais plonge dans l’intimité de son être et les racines de sa propre identité. La bande dessinée se présente comme un inventaire sensible de ses tiraillements quotidiens où chaque petite joie peut immédiatement être percutée par une multitude d’inquiétudes, qu’il s’agisse d’injonctions de performance, de préoccupations éthiques ou d’angoisses climatiques. C’est le portrait d’un esprit en surchauffe, celui d’une femme – et d’une artiste – jonglant entre ses élans créateurs, ses responsabilités familiales et ses préoccupations citoyennes.