Comment filouter les lutins – T8 d’Astrid Bromure
Vous êtes convaincus que les lutins n’existent que dans les vieilles légendes ? Détrompez-vous ! La petite Astrid Bromure au regard espiègle l’a bien compris et avec Comment filouter les lutins nous emmène en Écosse sur leurs traces.
Invitée chez un oncle inventeur et distrait dans un château en Écosse, Astrid Bromure est confrontée à l’ennui. Madame Poppyscoop, son institutrice, la délaisse pour aider le jeune oncle à améliorer ses inventions. Le majordome de ce dernier lui met alors entre les mains des récits de voyages anciens qui appartenaient au grand-père de la petite fille.
Des lutins divisés et des terres menacées
Apprenant grâce à ses lectures l’existence de lutins qui vivraient sur les terres rousses, des terrains appartenant à la famille et récemment mis en vente, Astrid Bromure se lance dans toute une aventure pour tenter d’en retrouver la trace et surtout, de les aider à garder leurs terres. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est qu’il ne va pas être facile de concilier deux clans de lutins bien distincts…
Comme d’habitude dans un album d’Astrid Bromure, l’intrigue se révèle drôle et charmante, avec une pointe de fantastique. Cette fois, ce sont les lutins qui sont choisis pour enrichir le monde restreint dans lequel évolue la jeune Astrid Bromure, toujours aussi futée. C’est dans l’ennui qu’elle apprend à connaître les personnes qui l’entourent et qu’elle découvre des choses que d’autres ne voyaient ou ne voulaient pas voir.
Un dessin aux petits oignons, une grande inventivité
Fabrice Parme propose à nouveau un dessin d’une grande finesse. L’immersion dans un château écossais est totale, aucun détail n’étant omis. L’ensemble est extrêmement décoratif et élégant. Le dessinateur fait preuve d’inventivité dans l’agencement des cases, proposant des formules qui ne se voient pas forcément ailleurs, pour certaines parties de l’histoire. Il y a toujours une intention derrière, que l’on peut deviner, comme celle de rendre une conversation à table entre plusieurs protagonistes plus dynamique ou de brosser rapidement l’histoire des lutins. Dans un cas, il s’agit d’une enfilade de cases rondes uniquement centrées sur la tête des personnages et dans l’autre, de cases en forme de losanges.
La représentation de ces créatures mythiques est savoureuse et démontre à quel point le dessinateur est inventif. Ils sont effectivement représentés très petits, et leurs vêtements, leurs bâtons surmontés de symboles, sortent de l’ordinaire par rapport aux manières de dessiner des lutins dans d’autres œuvres.
Finalement, tout est beau dans cet album d’Astrid Bromure. Si l’on accroche à cet univers assez particulier, on ne peut que vouloir posséder chaque tome et déguster chaque détail, apprécier chaque regard taquin de la jeune Astrid.
Ce nouvel album d’Astrid Bromure conserve la qualité habituelle de la série et nous propose une histoire pleine d’humour et de péripéties, tout en nous faisant rencontrer des personnages hauts en couleur !
Chronique écrite par Aurélie DORCHY.
Informations sur l’album
- Scénario : Fabrice Parme
- Dessin : Fabrice Parme
- Couleurs : Véronique Dreher
- Éditeur : Rue de Sèvres
- Date de sortie : 15 mai 2024
- Pagination : 30 en couleurs