Au travers des Utopistes, Vincent Le Bar et Stefano Zanchi présentent un monde dans lequel il est possible de se rendre dans tous les univers imaginaires communs, comme les diverses mythologies. Dans ce premier tome, ils embarquent le lecteur rencontrer un dieu de la mythologie aztèque.
© Dupuis – Les utopistes tome 1 : Tlaloc – Zanchi, Le Bars
D’après Mehdi, le génie de la bande, un Utopiste « est celui qui fait tout pour rendre l’impossible possible ». Il fait partie d’un trio comme on en trouve souvent. Cette quête extraordinaire unit en effet trois protagonistes aux profils complémentaires : outre le fort en thème, on découvre Noémie la casse-cou et Lorenzo le sportif. Cette bande pourrait ressembler à n’importe laquelle, mais chaque membre a un sacré grain de folie, ce qui les différencie des autres groupes. Dans cet univers où les contes, légendes et mythologies prennent vie, et où il suffit de traverser un portail pour aller dans leur monde, notre petit groupe va se lancer dans une quête pour retrouver leur aventurier préféré, Alexandre Desvereaux, disparu depuis un an. Ils vont alors s’allier à Aurore et Clarisse Desvereaux, fille et femme du disparu, pour identifier le dernier portail franchi par le héros et ainsi partir à sa recherche. Direction : le monde du dieu Tlaloc, divinité aztèque de l’eau.
© Dupuis – Les utopistes tome 1 : Tlaloc – Zanchi, Le Bars
Un classique rehaussé
Stefano Zanchi signe un scénario sans grandes surprises : la petite bande part à l’aventure dans un lieu inconnu, après une distribution de gadgets façon James Bond ou Totally Spies, et affrontent des péripéties souvent vues et revues, comme des attaques de gros méchants ou des chutes façon Indiana Jones. Ce qui dénote des autres récits d’aventures, se sont les personnages eux mêmes. Chacun a un caractère exagéré, ce qui amène à des situations aux tournures ridicules. Si la plupart du temps ces scènes sont drôles et bourrées d’actions, l’une ou l’autre peuvent paraître lourdes malgré les informations qu’elles apportent. Cet album présente cependant un dieu méconnu aztèque, avec des détails qui raviront les fans de mythologie en tout genre.
© Dupuis – Les utopistes tome 1 : Tlaloc – Zanchi, Le Bars
Un dessin à l’image des personnages : énergique
Le dessin énergique permet une intégration rapide au sein du petit groupe. Les traits montrent des personnages en continuel mouvement, au point d’imposer un rythme de lecture plutôt rapide qui colle aux péripéties contées. Les couleurs vives variant principalement entre le brun et le bleu, couleur du dieu Tlaloc, permettent une immersion complète au sein des décors grandioses, entre temples aztèques et forêts luxuriantes. Même les fonds semblent s’agiter au passage des personnages, au point qu’à aucun moment, l’histoire ne se met sur pause, et le seul moment où tout ralentit est à la toute fin.
© Dupuis – Les utopistes tome 1 : Tlaloc – Zanchi, Le Bars
Les Utopistes offre un voyage haut en couleur et en rebondissements avec des personnages qui sortent de l’ordinaire. Les petits défauts se perdent dans la masse des rebondissements en tous genres, tant le rythme tient en haleine. Cette aventure jeunesse ne manque que d’une chose : un tome 2, qui va être attendu avec impatience.
© Dupuis – Les utopistes tome 1 : Tlaloc – Zanchi, Le Bars
Chronique écrite par Séréna MORCIANO
Informations sur l’album :
- Scénario : Vincent Le Bars
- Dessin : Stefano Zanchi
- Couleur : Stefano Zanchi
- Éditeur : Dupuis
- Date de sortie : Le 30/01/2026
- Pagination : 88 pages en couleurs
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© Dupuis – Les utopistes tome 1 : Tlaloc – Zanchi, Le Bars
