Et si, un matin, des adolescents se levaient avec le savoir absolu ? C’est sur cette base que sont partis Vincent Dugomier et Renata Castellani lorsqu’ils ont écrit Les Omniscients. Alors que le septième tome paraît chez Le Lombard, l’histoire prend un virage important : que vont trouver nos protagonistes qui risque de changer le cours de l’Histoire ?
Une poignée d’adolescents s’est réveillée un jour dotée du savoir absolu et tente de percer le secret de cette soudaine omniscience. Divisés en deux groupes d’abord ennemis, les Omniscients d’un côté, qui veulent permettre la conservation du savoir et le rendre accessible au plus grand nombre, et les Iconoclastes, qui veulent tout effacer pour mieux recommencer, ils vont lutter les uns contre les autres. Après de nombreuses recherches et péripéties, à lire dans les tomes précédents, ils se rendent compte que ce sont d’anciens dieux Tazmèdes qui ont tout engendré dans le but de faire renaître leur civilisation. Mais il y a encore des indices qui ne collent pas, et Jimmy, l’un des Iconoclastes, tente de devancer les anciens dieux et cherche à prendre cette civilisation par la dictature.
L’Amour du savoir
La dernière épreuve donnée par les anciens dieux, pour laquelle Kate, des Iconoclastes, et Albert, des Omniscients, se sont affrontés, a marqué un grand tournant dans l’histoire. Ils ont chacun hérité d’un nouveau don qui leur permet d’accélérer les recherches. Pour Albert, il s’agit de la nécromancie, et il a déjà réveillé un mort Tazmède ! Quant à Kate, elle peut détecter les anciens territoires de ce peuple en tant que cartographe. Alors qu’Omniscients et Iconoclastes tentent de travailler main dans la main pour trouver des indices sur l’ancienne civilisation, Jimmy fait tout ce qui est possible pour leur mettre des bâtons dans les roues.
Par la magie d’Internet
À travers ce groupe de jeunes au savoir quasi absolu, les auteurs dénoncent plusieurs points représentatifs de notre époque. Certes, de nos jours, les connaissances sur certains sujets sont presque à la portée de qui sait chercher grâce à Internet, mais l’utilisation que l’on en fait est aussi importante que les données elles-mêmes. En effet, une information mal utilisée peut finir par causer du tort à n’importe qui. Cette série apprend aussi l’importance de creuser son histoire : le peuple Tazmède n’existe peut-être pas, mais de nombreuses autres civilisations nous ont précédés sur cette terre, et qui sait ce que cachent encore nos ancêtres, plus ou moins lointains ?
Une intro longue pour faire durer le plaisir
Certes, la série semble tirer en longueur depuis plusieurs tomes : quelques trouvailles ici et là ne la font que trop peu avancer. Mais c’est un mal nécessaire car les tomes précédents, notamment ceux du « concours », montrent aux lecteurs ce dont les personnages sont capables et leur caractère. Maintenant que ceux-ci sont bien connus, il y a une certaine empathie entre eux et ceux qui suivent leur histoire, qui se projettent plus facilement en eux, aidés aussi par le dessin et les couleurs réalistes. Ainsi, l’histoire touche plus facilement le public, qui a envie de connaître la vérité sur les Tazmèdes autant que les personnages.
Encore une fois, le tome finit sur un cliffhanger. Mais que va-t-il se passer dans cette série qui mérite d’être connue ? Car si l’idée de base est originale, l’humour discret et les personnages attachants en font un livre que tout fan de série BD pourra aimer.
Chronique écrite par Séréna MORCIANO
Informations sur l’album :
- Scénario : Dugomier
- Dessin : Renata Castellani
- Éditeur : Le Lombard
- Date de sortie : 22/05/2026
- Pagination : 48 pages en couleurs
Nous avons fait le choix d’être gratuit et sans publicité, néanmoins nous avons quand même des frais qui nous obligent à débourser de l’argent, vous pouvez donc nous soutenir en adhérant à l’association des Amis de la bande dessinée et/ou en achetant un T-shirt avec notre logo. L’ensemble de l’équipe vous remercie d’avance pour votre aide.

