« Simplement en vacances » ? Difficile à croire, tant le trio a toujours eu l’art, dans les précédents albums de Libon, de se fourrer dans les ennuis.
Ce sixième album des Cavaliers de l’Apocadispe se centre sur les grandes vacances de Ludo, Jé et Olive. Comme tous les gamins, ils sont ravis que l’école soit finie et ont de grandes expectatives sur les aventures estivales qu’ils pourront vivre. Ils ont ainsi décidé de passer leurs vacances ensemble, en faisant le tour de leurs grands-parents respectifs : à la campagne, à la mer, puis à la montagne (sauf qu’à cause d’un mauvais concours de circonstances, ils se retrouvent à tourner en rond en ville). Hélas, rapidement, quel que soit l’endroit, ils déchantent rapidement et tout un tas de mésaventures dont ils ont le secret leur tombent dessus !
L’été des déconvenues
Libon imagine une fois de plus un maximum de péripéties houleuses pour la bande infernale, alias les Cavaliers de l’Apocadispe. S’ils enchaînent souvent les bêtises quand ils sont à l’école, être en vacances ne leur réussit apparemment pas mieux. L’album est découpé en trois lieux de vacances ; à la campagne, les trois jeunes naïfs parviennent à être abandonnés par leur grand-père dans les bois comme le Petit Poucet. À la mer, ils subissent une grand-mère au sommet de l’anxiété et doivent ruser pour avoir le droit de jouer ne serait-ce qu’au jeu des sept familles sans qu’elle n’y voit un grand danger. Enfin, en ville, ils font tout pour éviter un guide de musée qui brûle d’envie de leur présenter ses collections et les voilà de nouveau enfermés dans un lieu dont ils ne peuvent pas sortir, sauf cachés dans une mascotte de vache rose trouvée dans un coin… Fidèles à leurs habitudes, ils cherchent à s’en sortir de manière très inventive, mais ce n’est pas gagné ! L’improvisation est vraiment le maître-mot.
Un humour absurde loin d’être en pause…
La sensation d’être en vacances transparaît nettement de cet album, c’est comme être catapulté dans le monde de l’enfance et toute la naïveté attendrissante que cela représente. Le côté bêbête des personnages est bien préservé par l’auteur, qui leur donne cet air hébété ultra savoureux, notamment de par les yeux ronds et les pupilles de travers. Libon n’hésite pas à malmener ses personnages tout au long des pages, Jé étant celui qui prend le plus cher.
L’auteur assure toujours autant avec son dessin au trait souple, ce côté un peu griffonné et son art d’aller à l’essentiel pour contextualiser l’action. Le côté humoristique ressort non seulement de par l’allure des personnages, mais aussi par le comique de situation, très absurde, les « j’ai une idée » qui n’annoncent rien de bon, ou encore les nombreuses onomatopées. Ce sixième tome se voit aussi enrichi de petites pauses durant lesquelles le trio est à la maison, entre deux départs en vacances, et s’amusent à faire leurs devoirs de vacances… On s’y croirait !
Aux côtés de Jé, Olive et Ludo, quel que soit l’endroit, le lecteur est certain de s’offrir un moment de détente complète. Libon plonge le trio d’énergumènes innocents dans un grand nombre de situations chaotiques qui les mettent clairement à l’épreuve, le temps d’un été. Savoureux !
Une chronique écrite par : Aurélie Dorchy
Informations sur l’album :
- Scénario : Libon
- Dessin : Libon
- Éditeur : Dupuis
- Date de sortie : 12/06/2026
- Pagination : 64 pages en couleurs
Nous avons fait le choix d’être gratuit et sans publicité, néanmoins nous avons quand même des frais qui nous obligent à débourser de l’argent, vous pouvez donc nous soutenir en adhérant à l’association des Amis de la bande dessinée et/ou en achetant un T-shirt avec notre logo. L’ensemble de l’équipe vous remercie d’avance pour votre aide.

