Il est des habitudes que l’on abandonnerait sous aucun prétexte. Avoir des nouvelles de François Walthéry (et de Natacha !) quand vient l’été en est une qu’on ne sacrifierait pas ! Le père de la plus célèbre des hôtesses de l’air est, en plus, un vrai fidèle des Amis de la Bande Dessinée, c’est donc avec plaisir et reconnaissance que nous échangeons avec lui !
Les Amis de la BD : François, juste après Chanson d’avril, publié l’an dernier, vous avez commencé à plancher sur un nouvel album. Quel est l’état d’avancement de cette nouvelle aventure de Natacha, intitulée African Express ?
François Walthéry : Je suis actuellement à la page 18 de cette nouvelle histoire. C’est un album très dur à dessiner, donc, j’avance à mon rythme…
Les ADBD : Vous nous aviez donné, l’an passé, la trame d’African Express : l’histoire se passe au Cameroun, où Natacha va essayer de retrouver un petit garçon enlevé qu’elle devait accompagner dans son vol, en tant qu’hôtesse de l’air. Avez-vous retravaillé cette histoire avec votre scénariste Étienne Borgers ?
FW : Non, je n’ai pas fait de modification. Je la réalise comme prévu. La trame est très précise et ne nécessite ni changement, ni retour en arrière. Étienne, qui m’avait déjà écrit La mémoire de métal et le diptyque des Instantanés pour Caltech est d’accord avec moi.
Les ADBD : Au fur et à mesure du découpage, vous ne vous accordez pas quelques improvisations ?
FW : Non, pas vraiment. À part peut-être quelques images que j’ai allongées, pour le plaisir des décors. L’histoire se passe en Afrique, donc, cela vaut bien le coup !
Les ADBD : Justement, cette nouvelle aventure se passe en Afrique, lieu très présent dans le 9e art. Avez-vous relu, pour vous imprégner du sujet, des classiques de la BD se déroulant sur ce continent, comme Tiger Joe, Stanley, Johnny Congo, Katanga ou Sandy ? Ou bien des films comme Mogambo ou Hatari ?
FW : Je connais évidemment très bien toutes ces histoires et les aime beaucoup. Mais leur lecture ou visionnage n’a pas fait partie d’une quelconque préparation à African Express. J’avance avec ma propre idée du sujet.
Les ADBD : Les paysages et l’univers africain sont toujours fascinants et engendrent toujours de belles images. Prenez-vous plaisir à le dessiner, qu’il s’agisse des décors, des animaux ou des personnages ?
FW : Oui, vraiment ! Cela vaut vraiment la peine, et je suis bien documenté sur tous les sujets traités dans cette histoire. C’est un bonheur et un pur plaisir, même si, parfois, ce n’est pas de la tarte à dessiner !
Les ADBD : Nous avons hâte de voir le résultat ! Avez-vous déjà une idée de la période de sortie de ce 25e tome de Natacha ?
FW : Alors là, absolument pas ! Cela va dépendre de mon rythme de travail, mais il est encore bien trop tôt pour donner une date.
Les ADBD : L’an dernier, en plus de Chanson d’avril, Natacha a été héroïne de film. Y a-t-il un autre projet de long métrage ?
FW : Je ne suis au courant d’aucun projet de film depuis celui de l’an dernier avec Camille Lou. Mais on peut toujours avoir des surprises dans ce domaine !
Il nous faudra donc, à nous les fans, attendre un peu pour retrouver Natacha ! Nous avons pleine confiance en François Walthéry pour nous livrer, comme d’habitude, un très bel album ! D’ici là, nous lirons du Walthéry quand même ! L’auteur signe en effet régulièrement ses Cartes Blanches, animées par son fils Nicolas. Un grand merci à ce dernier pour avoir transmis nos questions à son père !
Propos recueillis par : Mathieu Depit
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